Observations sur le tome 8

Répliques

 

Ash : « Mon nom va devenir synonyme de bain de sang. Qui suis-je vraiment ? »

Ash ne s’émeut pas du sang de ses victimes qui éclaboussent son visage. Il n’a jamais aimé tuer, mais il s’y adonne maintenant sans plus s’arrêter. Il ne se reconnaît plus lui-même ; il ignore également que ses interrogations font échos à celles d’Eiji…

 

Eiji : « …mais je peux pas rester là et me taire ! T’es plus toi-même ! T’es plus l’Ash que je connais, t’es plus l’Ash de Skip et de Shorter ! »

Eiji ne peut pas rester insensible face à la transformation de son ami. Ash a essayé de se justifier : il vit dans un monde gouverné par la violence et les crimes, seule la force compte, la raison n’a pas sa place dans ce milieu. Mais les paroles d’Eiji touchent le point sensible, celui qu’il ne peut ni nier ni accepter. Furieux, sans doute davantage contre lui-même que contre Eiji, il quitte l’appartement. Eiji, cependant, ne tarde pas à s’en vouloir ; l’emportement d’Ash lui rappelle en effet que ce dernier reste plus seul et plus à plaindre que n’importe qui.

 

Eiji : « C’est juste que je me suis dit que c’est le rôle des amis de dire les choses, même désagréables. Je ne voulais pas te blesser. »

Bien qu’il lui ait parlé brutalement, c’est par amitié qu’Eiji s’est disputé avec Ash. Ash le sait, il s’est énervé surtout parce qu’Eiji avait raison. Cette discussion les rapproche davantage encore, Ash décidant tout à coup de parler de la mort et du léopard du Kilimandjaro. Le jeune chef de gang se rend scompte qu’il va trop loin, c’est pourquoi il accepte la proposition d’Arthur de se battre en duel, tout en étant pleinement conscient qu’il se jette dans un piège.

 

Arthur : « Ash ? Il est venu ici ?! »

Cain : « Ouais. Mais lui, il est venu seul. »

Après avoir reçu la visite d’Ash seul, Cain reçoit la visite d’Arthur entouré de plusieurs de ses hommes. Leur différence de comportement marque chez lui une différence d’estime pour Ash et Arthur : autant il admirait le courage et le mystère du premier, autant il se rit de l’attitude ridicule et apeurée du second.

 

Max : « Fais attention à ce que tu dis, morveux. Tu insinues que les journalistes de ce pays sont impuissants ? »

Ash : « J’ai pas dit ça. Mais je me demande ce qu’ils pourraient faire. Quelqu’un doit faire savoir au monde entier que ce n’est pas une fable, mais la réalité. »

Max a accepté qu’Ash piétine ses idéaux sur Washington et les hommes d’état, mais il reste fier de son métier de journaliste. Métier qu’Ash ne dédaigne absolument pas, puisqu’il représente leur seule chance de faire éclater la vérité, même si cette chance est maigre.

 

Ash : « Si je meurs, tu continueras les recherches ? »

Une simple phrase qui dissimule beaucoup. D’une part, Ash sait parfaitement qu'il prend un risque énorme en acceptant le duel d’Arthur, et n’écarte pas la possibilité de ne pas s’en sortir - preuve également qu'il ne le sous-estime pas. D’autre part, au-delà de sa propre mort, son but le plus important reste sa vengeance contre Papa Dino, même si celle-ci doit être menée par un autre… Et cet autre, c’est Max Lobo, l’ancien meilleur ami de son frère. Voilà une énorme preuve de confiance, sans compter que brièvement, Ash a baissé son masque devant lui.

 

Ash : « Fréquenter une personne du monde normal, ça ne m’est plus permis. »

La seule fille qu’Ash a fréquentée a été tuée par ses ennemis sans qu’il puisse la sauver. Eiji se doute que cette phrase s’applique aussi à lui ; il ignore cependant qu’Ash a prévu son départ des États-Unis pour le jour suivant.

 

Bones : « Mais, boss, c’est l’un des nôtres… Vous vous êtes sortis de sales embrouilles ensemble, c’est toi qui l’as dit… (…) Si on l’emmène de force à l’aéroport sans lui expliquer, il va se sentir trahi. Et il va t’en vouloir… »

On a là un bel exemple du caractère de Bones. Toujours fourré avec Kong, qui est plus costaud mais aussi plus bête que lui, Bones est un délinquant au grand cœur, au visage sympathique, qui s’occupe toujours d’autrui avec générosité et montre sans honte sa gentillesse. Bien souvent, quand Ash souffre intérieurement et refuse de montrer ses émotions, c’est Bones qui lui sert de vecteur et exprime à sa place ce qu’il ressent véritablement. En l’occurrence, sa tristesse face au départ d’Eiji.

 

Cain : « Je vois. T’as dis ce que t’avais à dire. Je comprends. »

Alors qu’il était convaincu d’avoir sécurisé les lieux, Sing se faufile entre les mailles du filet et impose, entre quatre yeux, sa volonté d’assister au duel, estimant qu’en tant que chef de gang d’une partie de la ville, il en a le droit. Tout comme il avait apprécié la franchise d’Ash, Cain en vient immédiatement à respecter ce Sing qui ne s’en laisse pas conter.

 

Cain : « T’es un fan d’Ash ? »

Inconsciemment, Sing montre durant le combat d’Arthur contre Ash des signes qu’il soutient ce dernier. En effet, Sing aime les gens forts, or Ash l’a vaincu en combat singulier. Bien qu’il cherche alors encore à venger la mort de Shorter, il lui voue déjà une admiration non négligeable, que Cain et Yut-Lung ont remarquée alors que lui-même se refuse encore à l’admettre.

 

Cain : « On fait quoi ? »

Sing : « Faut vraiment que je te le dise ? »

Cain : « C’est parti ! »

Cain s’est entendu avec Ash dès le premier regard ; il semblerait que la même alchimie fonctionne avec Sing. Le garçon et l’homme pensent de la même façon, portent sur le monde un regard semblable et, quelques minutes à peine après leur première rencontre, en viennent déjà à se comprendre en quelques mots.

 

Le gang d’Arthur : « Arthur a essayé de le coincer ! Il a violé la règle du combat entre chefs de gang ! Ce mec est plus notre boss ! »

Les règles qui régissent les gangs sont sacrées, et ses membres possèdent tous un sens de l’honneur certain. Lorsque les hommes d’Arthur qui n’étaient pas dans la confidence apprennent ce qu’il s’est passé, ils sont révoltés et rejettent instantanément son autorité. Il y a fort à parier que même si Arthur avait vaincu Ash, il aurait été à jamais mis à ban par les siens, et sans doute même poursuivi pour vengeance. Il le savait parfaitement. Sa haine contre Ash et sa volonté de le tuer étaient donc plus fortes que son désir de régner sur les rues.

 

Bones : « Arrête ta comédie. Maintenant, on a une excuse pour le boss ; on aura droit à quelques baffes et c’est tout. T’as pas plus envie de faire ça que moi, hein ? »

Jamais Bones n’aurait désobéi sciemment à un ordre d’Ash, mais forcer Eiji à quitter l’Amérique contre son gré lui déplaisait au plus haut point ;  non seulement lui et Kong connaissent les sentiments d’Eiji pour Ash, mais sa sincérité, sa simplicité désarmante les ont conquis à leur tour. Finalement, qu’Eiji les ait surpris en s’échappant de sa propre volonté les arrangeait.

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